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Dommage qu'elle soit une putain

Publié le par ericpoirier

 

Dommage qu'elle soit une putain

('Tis Pity She's a Whore) de John Ford

 

 

Et voici un nouveau projet sur la route. En Ford.

Le tout est de savoir si je n'emprunte pas une impasse.

Réponse dans quelques temps.

 

 

Le frère la soeur s'aiment...

Cela ne se fait pas.

Cette pièce n'est pas tant une condamnation de l'inceste, qui n'est évidemment pas moral, mais plus une critique des carcans sociaux. Le frère et la soeur se débattent face aux règles qui condamnent les filles à se marier, contre leur gré, le plus souvent.

L'angle de John Ford qui consiste à faire réprouver les actes du frère et de sa soeur, après tout ils font un enfant, par le public même est une adresse formidable. Ils s'aiment, ce n'est pas bien mais il n'y a aucune échappatoire. Il faut composer se marier même avec celui que l'on aime pas.

Cela me fait penser aussi aux cas d'homosexualités : comment composer avec une société puritane quant on aime qui ne faut pas.

Et si l'amour est sincère, le public est amené peu à peu à comprendre les affres des protagonistes, à entrer en empathie avec eux.

La pièce n'étant pas manichéenne, le frère et la soeur ne sont pas les seuls à aimer.

Les conflits, les jalousies, les codes de l'honneur sont bien là.

Il s'ensuivra moult cadavres et autres joyeusetés.

 

 

Je privilégierai, pour le moment, la piste du théâtre de papier – quelle surprise !  cette forme conviviale, ne demande que peu de moyens. À part quelques bouts de papier, de bois, quelques crayons (des gommes...) Sans oublier le bâton de colle.

Comme le dispositif du théâtre du Globe ou de la Rose ou du Blackfriars... le seul artifice du théâtre est le théâtre lui-même. Le théâtre de papier que Laurie Webb, petit fils d'un créateur, imprimeur, éditeur des théâtres de papier anglais a aussi appelé théâtre de table. 

La même table qui sert à l'apéro et au théâtre. Difficile de faire plus proche. À moins de réduire les spectateurs et les glisser dans le théâtre. Tous plats. Leurs photos peut-être ? Avec la photo des cacahuètes, des verres de vins... Assez vain je crois, comme démarche.

 

 

Revenons au théâtre. 

L'envie de me colleter au théâtre Élizabéthain et éviter Shakespeare. Histoire de faire l'intéressant. D'autant qu'il ne s'agit point de théâtre élizabétain mais caroléen. 

putain2.jpg

 Voici, peut-être, à gauche, l'allure de Vasquès, le tueur.  

 


Et, à droite, celle de Hippolita, la nourrice. Peut-être.

D'autres  traits de crayons ont déjà effleuré le papier. Il va de soi que je vais réessayer la pointe sèche pour continuer le travail sur l'estampe commencé avec "Ubu, vos papiers!"

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